Quatre éléments… Quatre légendes
Quatre éléments… quatre légendes
Le feu et l’air
Francesco et sa femme s’aiment d’un amour fou et pur. Forgeron italien, Francesco manie le feu, fabrique des pointes et des flèches acérées. Mais en 1347, il flotte dans l’air de sa paisible campagne italienne une épidémie terrible : sa femme bien-aimée est contaminée par la peste. Alors qu’elle l’implore de la fuir pour garder la vie sauve, Francesco s’obstine à demeurer auprès d’elle jusqu’à son dernier souffle. Puis il demande à son frère de lui tirer l’une de ses flèches dans le cœur pour rejoindre celle qu’il aime dans l’éternité.
La terre et l’eau
Lorsque le bateau de son mari disparaît dans une tempête, Victoria d’Arbanville rassemble son courage et se met à cultiver la terre de la ferme familiale, luttant dans le labeur contre l’atroce souffrance de son amour arraché, et guettant, au bout de ses terres, depuis la falaise qui se jette dans la mer, le retour de son homme dont la mer n’a jamais rendu le corps. Jusqu’au jour où, ivre de douleur, d’amour et d’espoir, elle se jette du haut de la falaise, dans les flots déchaînés, sous les yeux de l’enfant qu’ils ont eu ensemble. Le jeune homme grandit sans que les corps de ses parents soient jamais retrouvés.
L’air et la terre
Sei est une jeune japonaise dont la beauté et la douceur font pâlir tous les hommes à la ronde. Chaque jour son père reçoit une nouvelle demande en mariage, mais Sei n’est pas amoureuse, elle préfère travailler. Son père et elle sont connus par-delà les villages et les frontières pour leur incroyable talent de souffleurs de verre, les commandes affluent de tout le pays, du simple paysan aux seigneurs les plus puissants.
Lorsque Sei tombe enfin amoureuse et croit au bonheur, elle reçoit la visite d’un de ces seigneurs, cruel et tyrannique, qui tombe sous son charme et lui ordonne de l’épouser. Pour ne pas se marier avec lui et ne pas mettre l’homme qu’elle aime en danger, Sei entre au couvent et fait vœu de silence.
Quelque temps plus tard, lorsque son corps est retrouvé et qu’on la croit morte, elle est enterrée. Le seigneur assiste à l’enterrement pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un subterfuge, son père et l’homme qu’elle aime sont là eux aussi, éplorés. Mais Sei se réveille de son coma, elle ouvre les yeux dans son cercueil, et s’apprête à crier lorsqu’elle comprend qu’elle condamnerait en criant les deux hommes qu’elle aime à une mort certaine.
L’eau et le feu
Einarr et sa femme forment un jeune couple de Vikings. Ils recueillent un enfant abandonné, qu’ils élèvent comme leur fils. Grandissant auprès d’eux, baptisé Siguror, il surmonte les rituels de passage qui font de lui un vrai Viking, et rend Einarr aussi fier que s’il était son vrai père. Mais, contrairement au bébé qui a rejoint la famille, Siguror n’est pas son enfant naturel, et l’adolescent qu’il devient ne le regarde pas comme un père. Il le regarde comme un homme. Dont il est amoureux.
Lorsque de retour d’une expédition sur les mers, Siguror avoue à Einarr ses sentiments, celui-ci entre dans une rage folle, et frappe Siguror au sang. Alors qu’il a quitté la pièce ravagée par leur lutte, laissant Siguror pour presque mort, et que sa femme court après lui, la maison prend feu. Dans un dernier souffle de vie, Siguror rampe alors jusqu’au berceau de l’enfant d’Einarr, sauve le bébé des flammes et brûle avec le reste de la maison.
